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ACTUALITÉ

SOCIAL

Coronavirus : le mécanisme de prorogation des délais pendant la crise s’applique-t-il aux procédures disciplinaires ?

Dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, l’ordonnance du 25 mars 2020 prévoit, en son article 2, une prolongation de tous les délais, sans distinction entre les divers domaines du droit existant (mais avec une liste de nombreuses exceptions toutefois), qui ont expiré ou vont expirer pendant une période juridiquement protégée.

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L’ordonnance du 25 mars 2020 a prévu un mécanisme exceptionnel de prorogation de différents délais, sans aucune distinction selon la matière concernée, en mettant en place des mécanismes d’interruption ou de suspension des délais qui expirent durant une certaine période. Les délais applicables en matière de procédure disciplinaire sont-ils concernés par ces dispositions ? Oui, répond le ministère de la Justice.

Activité partielle longue durée, emploi des jeunes, télétravail : les propositions sociales du Medef pour la relance

Si le Medef s’est dit satisfait du nouveau dispositif d’activité partielle qui sera en vigueur le 1er juin – une prise en charge par l’Etat et l’Unedic limitée à 85 % de l’indemnité versée au salarié – il compte aller un cran plus loin, en proposant un dispositif complémentaire, à l’image de celui présenté par la

Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, a présenté, jeudi, ses préconisations pour sortir de la crise. Parmi les mesures, un dispositif complémentaire d’activité partielle pour certains secteurs dont la reprise d’activité sera plus lente, en vue « de conserver les compétences et d’éviter les PSE ».

Les équipes vivent des situations de grande fragilité

Il y a ceux qui ont peur de la maladie elle-même. Peur de la porter malgré eux, peur d’avoir été au contact d’une personne contaminée, peur de la transmettre à leurs proches. Il y a ceux qui supportent mal le passage brutal à un télétravail complet. Ils sont parfois surchargés de travail, ont l’impression d’être « fliqués » par leurs managers ou ont du mal à jongler entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. Enfin, il y a ceux qui craignent pour l’avenir de leur emploi, subissent des tensions familiales ou l’agravation de leurs troubles psychologiques.

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Depuis le début du confinement, les cellules d’écoute psychologique des salariés ont vu leur nombre d’appel bondir de 45%. Une sur-utilisation qui ne devrait pas faiblir du fait du déconfinement. Les tensions accumulées durant une période de télétravail mal préparée ont fragilisé les salariés et les collectifs de travail. Les experts appellent à une grande vigilance.

Entretien professionnel d’état des lieux : modalités d’organisation pour 2020

Le salarié bénéficie tous les deux ans d’un entretien professionnel avec son employeur consacré à ses perspectives d’évolution professionnelle. Tous les six ans, cet entretien fait un état des lieux récapitulatif du parcours professionnel du salarié (C. trav., art. L. 6315-1).

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Délai, sanction et visioconférence : l’épidémie de Covid-19 impacte l’organisation des entretiens professionnels d’état des lieux devant être réalisés cette année. Présentation des règles applicables suite à l’actualisation par le ministère du travail de son document questions-réponses intégrant les nouveautés issues de l’ordonnance du 1er avril 2020.

Covid-19: l’indemnité repas versée en lieu et place des tickets-retaurant papier est exonérée de charges sociales

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En raison de l’impossibilité de distribuer aux salariés les titres-restaurant papier pendant la crise sanitaire, certains employeurs versent une indemnité repas à leurs salariés.

L’activité partielle sera prise en charge à 85% à compter du 1er juin

Alors que le déconfinement a permis la reprise d’une partie des secteurs d’activité, le dispositif de chômage partiel entamera en juin un retour à la normale progressif. Après avoir accordé aux entreprises une prise en charge des indemnités de chômage partiel à hauteur de 100%, le gouvernement compte faire machine arrière en plusieurs étapes. Selon un communiqué publié avant-hier soir par le ministère du travail, le premier stade sera franchi au 1er juin. A cette date, la prise en charge par l’Etat et l’Unédic sera limitée à 85% de l’indemnité d’activité partielle versée au salarié.

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Le gouvernement a annoncé avant-hier son intention de diminuer la part remboursée par l’Etat aux entreprises bénéficiant de l’activité partielle. Seuls les secteurs toujours à l’arrêt continueront à être indemnisés à 100%.

Le rôle de l’inspection du travail pendant la période de déconfinement

Dans une instruction de la Direction générale du travail du 19 mai 2020, que nous avons pu consulter, le ministère du travail cadre le périmètre d’intervention de l’inspection du travail pendant la période de déconfinement et la reprise progressive de l’activité économique. Plusieurs objectifs prioritaires sont fixés aux Direccte et aux agents de contrôle.  

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Une instruction de la Direction générale du travail datée du 19 mai 2020 précise les missions prioritaires des Direccte et des inspecteurs du travail pendant toute la période de déconfinement et de reprise du travail.

L’administration va croiser les données pour des contrôles plus efficaces de l’activité partielle

Une première instruction ministérielle a apporté des précisions sur les contrôles qui vont être opérés en matière d’activité partielle. Une seconde instruction commune de la Direction générale du travail (DGT) et de la Délégation générale à l’emploi et à la formation (DGEFP) du 14 mai 2020 complète le premier document.

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Une nouvelle instruction ministérielle, datée du 14 mai 2020, détaille les modalités des contrôles qui vont être exercés par l’administration sur les demandes d’activité partielle. Le texte explique également la manière dont les données administratives vont être recoupées afin d’améliorer les contrôles opérés.

De nouvelles mesures d’urgence en droit du travail adoptées à l’Assemblée nationale

Vendredi 15 mai, les députés ont achevé l’examen en première lecture en séance publique du projet de loi portant diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid. Alors que le texte contenait un nombre très important d’ordonnances, il a été décidé d’inscrire « dans le dur » certaines règles d’urgence. C’est notamment le cas pour des dispositions du droit du travail.

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Les députés ont adopté vendredi le projet de loi portant diverses dispositions urgentes pour faire face aux conséquences de l’épidémie de Covid. Parmi les modifications apportées par les députés, l’abandon d’ordonnances au profit de dispositions directement insérées dans le projet de loi, notamment en matière de CDD, d’activité partielle, d’intéressement et de budgets du CSE.