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ACTUALITÉ

SOCIAL

Un décompte des heures supplémentaires n’est pas obligatoire pour demander leur paiement

En cas de litige relatif à l’existence ou au nombre d’heures de travail effectuées, et notamment lorsque le salarié réclame à son employeur le paiement d’heures supplémentaires, la charge de la preuve n’incombe spécialement à aucune des parties (article L.3171-4 du code du travail).
Cette question de la preuve en durée du travail fournit un important contentieux. Cet arrêt récent en est l’illustration.
Une charge de la preuve adaptée
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Le salarié qui réclame le paiement d’heures supplémentaires devant le juge n’a pas l’obligation de produire un décompte hebdomadaire de ces heures pour étayer sa demande. C’est que précise la Cour de cassation dans un arrêt du 4 septembre 2019.

Contributions chômage : campagne de fiabilisation des déclarations DSN

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Sur son portail internet, l’Urssaf révèle que des campagnes de fiabilisation vont être menées auprès des employeurs pour lesquels il existe un écart inexpliqué entre les assiettes des contributions d’assurance chômage déclarées via les CTP portant ces cotisations (772 dans le cas général) codifié au bloc 23 et la somme des assiettes des contributions d’assurance chômage pour chaque salarié, codifiées au bloc 78 de code 07.

Plus de la moitié des salariés ont le sentiment d’être épuisés par leur travail

Alerte rouge : les salariés sont en petite forme en cette rentrée. C’est l’un des principaux enseignements de la onzième édition du baromètre santé et qualité de vie au travail, dévoilée le 17 septembre 2019 par Malakoff Médéric Humanis. Plus de la moitié des 4 552 salariés sondés du secteur privé estime que leur travail est fatigant physiquement. Les gestes répétitifs, le maniement de charges lourdes ou encore les positions pénibles, notamment debout, n’ont pas totalement disparu du monde professionnel. Pire : malgré l’automatisation, ces trois facteurs sont en hausse en 2019.

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Selon le baromètre santé et qualité de vie au travail de Malakoff Médéric Humanis, 53 % des salariés déclarent que leur travail est physiquement fatigant et 70 % affirment qu’il est nerveusement épuisant.

Harcèlement sexuel : l’employeur ne peut pas se constituer partie civile

Deux salariées travaillant au sein du service jeunesse d’une commune du département du Nord ont porté plainte à l’encontre de leur supérieur hiérarchique pour avoir subi des propos et des comportements à caractère sexuel.

Ce dernier a été condamné par le tribunal correctionnel du chef de harcèlement sexuel à une peine d’un an d’emprisonnement et à verser des dommages-intérêts aux deux salariées ainsi qu’à la commune qui les emploie.

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Le délit de harcèlement sexuel relève de la catégorie des atteintes à la personne humaine et ne peut donc pas occasionner à une personne morale un préjudice personnel et direct lui permettant d’exercer une action civile.

Projet de loi Mobilité : ces mesures qui intéressent le monde du travail

Les députés ont achevé l’examen du projet de loi d’orientation des mobilité en nouvelle lecture ce mardi 17 septembre. Il doit désormais être de nouveau examiné par les sénateurs, avant une adoption définitive. Le projet de loi comporte des dispositions qui intéressent directement le droit du travail et donc les élus du personnel.

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Le projet de loi d’orientation des mobilités a été adopté mardi 17 septembre à l’Assemblée nationale en nouvelle lecture. Il comprend une nouvelle obligation de négocier sur la mobilité entre le domicile et le lieu de travail et prévoit que l’employeur puisse prendre en charge les frais pour l’alimentation des véhicules électriques et un forfait pour les vélos électriques.

Egalité femmes-hommes : 17 % de mauvais élèves

« L’immense majorité des entreprises doit progresser » a annoncé avant-hier la ministre du travail Muriel Pénicaud, à l’occasion d’un nouveau point d’étape sur la mise en place de l’index de l’égalité entre les femmes et les hommes. Cet outil de mesure des inégalités de genre a été mis en place par 99 % des entreprises de plus de 1 000 salariés. 17 mises en demeure ont été publiées à l’encontre des retardataires, dont la majorité s’est conformée par la suite à l’obligation. Seules quatre grandes entreprises n’ont toujours pas publié leur index.

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800 entreprises de plus de 250 salariés obtiennent une note inférieure à 75/100 à l’index de l’égalité professionnelle, a annoncé avant-hier la ministre du travail. La taille des entreprises semble peu jouer sur les résultats obtenus. Les points noirs restent, pour beaucoup d’entreprises, la question de l’augmentation après un congé maternité et celle du plafond de verre.

Les formulaires de reconnaissance de la lourdeur du handicap peuvent être transmis par voie dématérialisée

Un arrêté publié vendredi fixe le modèle de formulaire de demande de reconnaissance de la lourdeur du handicap (RLH) que doit utiliser l’employeur (article R.5213-42 du code du travail).

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Un arrêté publié vendredi au Journal officiel rappelle les conditions d’attribution de l’aide liée à la reconnaissance de la lourdeur du handicap. Il fixe également le modèle de formulaire que doit utiliser l’employeur pour effectuer cette demande.

Déclarations sociales simplifiées : les adhésions des entreprises sont gérées par les Urssaf d’Aquitaine et d’Ile-de-France

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Un arrêté publié ce week-end au Journal officiel désigne les organismes ayant la charge du recouvrement des cotisations et contributions sociales dues par les employeurs ayant adhéré aux dispositifs simplifiés de déclaration sociale [chèque emploi service universel (CESU), dispositif PAJEMPLOI, titre emploi service entreprise (TESE), titre emploi service agricole (TESA) et chèque emploi associatif (CEA)].

Apprentissage : un décret fixe les niveaux de prise en charge « par défaut »

Il manquait une composante majeure au niveau système de financement de l’apprentissage. Si France compétences, l’agence nationale quadripartite chargée de ventiler les fonds de la formation et de l’alternance, avait déterminé au printemps sa première grille tarifaire relative à la prise en charge des contrats d’apprentissage, en arrêtant 6 729 tarifs, certaines certifications manquaient à l’appel.

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Le décret publié au Journal officiel du 14 septembre 2019 fixe les tarifs de 3 416 diplômes ou titres « manquants » délivrés par la voie de l’apprentissage. Ils s’appliquent à compter du 1er janvier 2020, à l’exception des contrats conclus hors convention régionale. Pour ces derniers, les tarifs sont d’application immédiate.