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ACTUALITÉ

SOCIAL

Le préjudice d’anxiété est désormais étendu à tous les produits toxiques

Jusqu’à cet arrêt du 11 septembre 2019, seuls les salariés justifiant d’une exposition à l’amiante pouvaient se prévaloir du préjudice d’anxiété. Désormais, et c’est une première, la Cour de cassation offre cette possibilité aux salariés qui auraient été exposés à « une substance nocive ou toxique », c’est-à-dire une substance qui peut être autre que l’amiante. 
L’élargissement du périmètre de réparation du préjudice d’anxiété à toute substance nocive
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« Le salarié qui justifie d’une exposition à une substance nocive ou toxique générant un risque élevé de développer une pathologie grave et d’un préjudice d’anxiété personnellement subi résultant d’une telle exposition peut agir contre son employeur pour manquement de ce dernier à son obligation de sécurité ». La Cour de cassation vient de décider, dans un arrêt du 11 septembre, que le préjudice d’anxiété n’est plus réservé aux seuls salariés exposés à l’amiante.

Les opposants au barème n’ont pas dit leur dernier mot

La trêve estivale aura été de courte durée pour le barème ! Dès la rentrée, de nouveaux jugements sont venus invalider le dispositif dont l’objet est, rappelons-le, de fixer des planchers et des plafonds d’indemnisation en cas de licenciement injustifié. Le dernier jugement en date est tout récent. Il a été rendu mardi par le conseil de prud’hommes du Havre.

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Le conseil de prud’hommes du Havre vient de rendre un jugement écartant l’application du barème d’indemnités de licenciement sans cause réelle et sérieuse. Il rejoint ainsi d’autres conseils de prud’hommes qui ont décidé de passer outre l’avis rendu par la Cour de cassation le 17 juillet dernier. Ces juridictions du premier degré, ne s’estimant pas liées par cet avis, continuent de dénoncer l’inconventionnalité du barème.

Bons d’achat pour la rentrée scolaire : l’Urssaf rappelle les règles

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A l’occasion de la rentrée scolaire, des bons d’achat peuvent être alloués par les CE/CSE aux salariés ayant des enfants. L’Urssaf rappelle sur son site internet les règles que doivent respecter les comités pour bénéficier de l’exonération des cotisations et contributions de Sécurité sociale.

 

Réforme des retraites : un projet de loi sera voté à l’été 2020

Comme les partenaires sociaux l’avaient compris (lire cet article), la prochaine étape de concertation sur le futur régime universel de retraites à points ne repart pas de zéro : elle se fera sur la base des recommandations du rapport Delevoye de juillet dernier.

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Le Premier ministre veut se « donner du temps » pour réussir la réforme des retraites promise par Emmanuel Macron. Une concertation citoyenne sera lancée de fin septembre à décembre prochain, de même que les discussions avec les partenaires sociaux sur la base du rapport Delevoye, un projet de loi devant être voté à l’été 2020. Mais Edouard Philippe attend pour novembre de nouvelles évaluations financières sur l’état des régimes de retraite d’ici 10 ans.

34 heures supplémentaires en moyenne par salarié au second trimestre

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Selon le dernier pointage de l’Acoss, 246 millions d’heures supplémentaires ont été déclarées au deuxième trimestre 2019, contre 229 millions au premier trimestre. Ces heures supplémentaires représentent 3,8 milliards d’euros de masse salariale et concernent 7,2 millions de salariés, soit près de 40 % des salariés rémunérés sur cette période dans le secteur privé. Les salariés concernés ont ainsi réalisé en moyenne 34 heures supplémentaires sur le trimestre, pour une rémunération moyenne de 15,6 euros par heure supplémentaire.

L’actionnariat salarié reste peu développé dans les PME

2018 a été un « grand cru » pour l’actionnariat salarié, selon la dernière étude du cabinet spécialisé Eres, publiée avant-hier. Parmi les 120 entreprisés cotées à la Société des Bourses Françaises (SBF120), 34 entreprises ont mené 38 opérations collectives, via des augmentations de capital réservées aux salariés ou des cessions d’actions. Un record, puisque ce chiffre est le plus haut atteint depuis 10 ans. En moyenne, 31 opérations étaient menées chaque année depuis 2007.

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La France est toujours la championne d’Europe en matière d’actionnariat salarié, selon l’étude du cabinet Eres publiée avant-hier. Ce dispositif, qui entraîne une fidélisation accrue des salariés, reste toutefois le propre des entreprises du SBF120. Les entreprises non cotées sont encore peu nombreuses à être imprégnées de la culture de l’actionnariat salarié.

Harcèlement moral : les derniers arrêts

Les litiges sur le harcèlement moral en entreprise concernent essentiellement l’appréciation par les juges du fond des faits invoqués par le salarié à l’appui de sa demande de reconnaissance du harcèlement. Le délai de prescription, la réaction du salarié harcelé ou encore l’indemnisation du salarié harcelé font également l’objet d’un contentieux important. La preuve en est que beaucoup de décisions ont été rendues ces quatre derniers mois par la Cour de cassation.

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Plusieurs arrêts rendus ces quatre derniers mois mettent en évidence l’important contentieux entourant la problématique du harcèlement moral en entreprise. Récapitulatif des précisions apportées par la Cour de cassation.

Accident du travail : trois arrêts illustrent la faute inexcusable de l’employeur

L’employeur est tenu envers ses salariés à une obligation de sécurité de résultat. De par le contrat de travail, il doit prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver ses salariés contre les risques professionnels. Ainsi, en cas d’accident du travail, la responsabilité de l’employeur peut être engagée au titre de la faute inexcusable. Il suffit à la victime de prouver que l’employeur avait ou aurait dû avoir conscience du danger encouru et qu’il n’a pas pris les mesures de protection nécessaires.

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La responsabilité de l’employeur peut être engagée au titre de la faute inexcusable dès qu’un simple manquement à une règle de sécurité peut lui être reproché. C’est le cas, affirme la Cour de cassation, lorsque le salarié affecté à un poste à risques n’a pas reçu de formation renforcée à la sécurité, ou encore en cas d’absence de ceinture de sécurité dans un véhicule de service.

Reconnaissance de l’AT-MP : l’assurance maladie apporte ses précisions

Le 23 avril, un décret réformait la procédure de reconnaissance des accidents du travail et maladies professionnelles. Une circulaire de la Caisse nationale d’assurance maladie datée du 9 août 2019 apporte des précisions sur la nouvelle procédure d’instruction. Celle-ci sera applicable pour les accidents du travail et maladies professionnelles déclarés à compter du 1er décembre 2019.

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Jusqu’à quand puis-je formuler des réserves suite à une déclaration d’accident du travail ? De quel délai dispose l’assurance maladie pour reconnaître une maladie professionnelle ? Une circulaire publiée début août par la CPAM détaille la nouvelle procédure de reconnaissance des accidents du travail et maladies professionnelles applicable à compter du 1er décembre 2019.

Avenir professionnel : ce que modifie l’ordonnance « coquilles »

Le gouvernement n’a pas traîné. L’ordonnance « coquilles », présentée le 21 août en conseil des ministres, a été publiée le 23 août au Journal Officiel. Le texte modifie plusieurs dispositions de la loi Avenir professionnel et adapte les mesures des autres codes aux nouvelles références du code du travail.

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Prise en compte du solde de DIF, dispositif Pro-A, entretien professionnel, changement d’interlocuteur pour l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, carte BTP… Tour d’horizon des principaux changements prévus par l’ordonnance publiée le 22 août.