Face à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, le cinquième plan santé au travail (PST 5) 2026-2030 prévoit plusieurs actions pour adapter la prévention des risques professionnels au changement climatique.
Dans le prolongement du décret du 27 mai 2025, il entend notamment accompagner les entreprises dans l’adaptation des locaux de travail, mieux intégrer les risques climatiques dans le DUERP et renforcer la prise en compte de la chaleur dès la conception des équipements de protection individuelle.
Il s’agit d’abord de « produire, capitaliser et partager des connaissances pour renforcer l’action sur les effets du changement climatique sur les conditions de travail » (sous-action 3.1.2, piloté par l’Anact).
Deux leviers seront mobilisés : « aider les entreprises, les branches professionnelles et les territoires à mieux anticiper et comprendre l’augmentation des risques professionnels associés au changement climatique », mais également « accompagner et outiller » ces mêmes acteurs afin de « mieux intégrer les enjeux climatiques dans leurs démarches de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail ».
Concrètement, le plan prévoit :
- l’expérimentation « des démarches d’amélioration, de partage et de réutilisation de données quantitatives » en matière d’environnement, de santé et de travail ;
- la réalisation « d’études de terrain » afin de « mieux comprendre les difficultés à prévenir les risques professionnels augmentés par le changement climatique » ;
- la capitalisation « des retours d’expérience, des accompagnements et des outillages d’entreprises » qui permettront de rédiger « un guide d’intégration des risques liés au changement climatique dans les démarches de prévention », notamment dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) ;
- le déploiement de « dynamiques territoriales de dialogue social prospectif » pour croiser « la transition écologique » et les « transformations du travail » ;
- l’amélioration de « l’information et de la communication sur l’adaptation des entreprises aux fortes chaleurs », grâce à la création et à l’animation, par l’Ademe et l’INRS, du site Plus frais au travail ;
- la construction de « parcours pédagogiques adaptés aux acteurs concernés » ;
- l’animation de « webinaires pour sensibiliser et communiquer sur les liens entre climat et conditions de travail ».
Dans l’objectif de réduire les risques d’accidents du travail liés aux épisodes climatiques extrêmes et aux fortes chaleurs, le PST 2026-2030 souhaite « accompagner les entreprises dans la prévention des risques liés aux fortes chaleurs, en particulier via l’adaptation des locaux de travail » (sous-action 3.2.2, pilotée par la Direction générale du travail).
Dans ce cadre, le décret du 27 mai 2025 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur a renforcé les obligations des employeurs en la matière. A travers une démarche de prévention primaire, ce texte a imposé la mise en œuvre « d’une température adaptée des locaux de travail au regard de l’activité des travailleurs », rappelle la DGT.
Celle-ci entend accompagner les entreprises, « en particulier en matière d’adaptation des bâtiments à usage professionnel », notamment par l’identification des réglementations et des aides applicables et la mise à disposition d’outils destinés aux TPE-PME. Cette sous-action s’articule avec celles du PST 5 consacrées « aux lieux de travail sûrs et sains ».
Le PST entend enfin « renforcer la prise en compte des fortes chaleurs dans la conception des équipements de protection individuelle (EPI) » (sous-action 3.2.3, pilotée par la DGT).
Dans la continuité du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique (PNACC 3) et du décret du 27 mai 2025, qui impose de tenir compte des conditions atmosphériques dans l’utilisation des EPI, le PST 2026-2030 rappelle l’importance de fournir aux travailleurs « des EPI adaptés face à la hausse des températures et à la récurrence des périodes de fortes chaleurs ».
Cette sous-action doit permettre de mieux prendre en compte les fortes chaleurs dès la conception des équipements et de soutenir « le développement des EPI contre les effets de fortes températures et les rayonnements ultraviolets (UV) ». Dans les TPE-PME, il est également prévu « d’accompagner les employeurs et les travailleurs dans l’utilisation des EPI » afin de « réduire l’exposition aux fortes chaleurs ».
Enfin, le PST se donne pour but de « renforcer la prise en compte des fortes chaleurs dans la conception des équipements de protection individuelle (EPI) » (sous-action 3.2.3, pilote DGT).
Dans la continuité du Plan national d’adaptation au changement climatique n° 3 et du décret du 25 mai 2025 qui requiert la prise en compte des conditions atmosphériques dans l’utilisation des EPI, le PST 2026-2030 rappelle l’importance de fournir aux travailleurs « des EPI adaptés face à la hausse des températures et à la récurrence des périodes de fortes chaleurs ».
Cette sous-action prend la forme d’une « meilleure prise en compte des fortes chaleurs dès la conception des EPI » associée à un accompagnement dans « le développement des EPI contre les effets de fortes températures et les rayonnements ultraviolets (UV) ». Plus spécifiquement dans les TPE-PME, il est prévu « d’accompagner les employeurs et les travailleurs dans l’utilisation des EPI » avec pour objectif de « réduire l’exposition aux fortes chaleurs ».

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